Désir de mai. Enseigner la morale, une question de désir.

MURIEL DE BORMAN, enseignante

C’était la fin du mois d’avril. Ce qui signifiait que nous entamions la dernière partie de l’année, celle durant laquelle il s’agit souvent de rattraper les retards accumulés ici où là. C’était le printemps, le temps rêvé pour les voyages scolaires, la période la plus riche en intrigues amoureuses. En résultait du coup, pour les élèves, l’occasion d’être distraits au cours de morale, qui reste un espace oblique ou parallèle à l’école.

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