Jeunesse et numérique: vers une prévention 2.0

> Arnaud Zarbo

Riche d’un regard multiple de thérapeute, d’acteur de prévention et de formateur, Arnaud Zarbo aborde avec nous un enjeu éducatif fondamental : Comment permettre aux professionnels de s’approprier les questions liées aux usages des TIC par les jeunes ? Face aux flous théoriques et à l’avalanche de nouveaux dispositifs, les adultes peuvent se sentir dépassés. Arnaud Zarbo tracera avec nous des pistes spécifiques favorisant la prévention des usages problématiques. En premier lieu : la nécessité d’aller à la rencontre des jeunes, de comprendre leurs usages et leur sens afin de les accompagner à être acteur de leur santé, de leur bien-être et de leur espace citoyen.

Pourriez-vous expliquer quelles sont vos fonctions et activités (1) ?

Je suis psychologue au centre Nadja (2). Clinicien de formation, ma spécialisation est de travailler avec les enfants et les adolescents. De fil en aiguille, j’en suis venu à travailler dans le monde des assuétudes. Mon rôle au sein de l’asbl est assez polyvalent. J’ai une fonction de formateur auprès des professionnels du secteur psycho-médico-social, une autre partie de mon temps est consacrée à la prévention et un troisième aspect de mon travail concerne la thérapie.

La philosophie de base de Nadja est de faire en sorte que les gens qui donnent des formations et qui font de la prévention soient aussi du côté de la clinique afin de garder ce double regard qui permet d’apporter une compréhension de ce que ressentent les usagers, des difficultés des consommateurs de produits. Il est important d’avoir un éclairage clinique pour retransmettre quelque chose de crédible et cohérent aux professionnels sur le terrain et aux institutions, qu’il s’agisse de faire une animation auprès des écoles ou des AMOs, ou de faire de l’appui méthodologique.

Je m’intéresse particulièrement à tout ce qui concerne les nouvelles technologies, les jeux vidéo et les réseaux sociaux. C’est l’enjeu éducatif autour des images et des écrans qui m’interpelle. Suite à une recherche que nous avons menée il y a quelques années, nous avons développé un partenariat avec le CRéSaM (Centre de référence en santé mentale) et nous donnons des formations communes, notamment avec Pascal Minotte (3). L’objectif est avant tout de permettre aux professionnels de s’approprier ces matières-là qui sont souvent perçues de manière anxiogène. Beaucoup de psychologues, notamment des cliniciens, n’ont pas le réflexe d’interroger d’un point de vue clinique le jeu vidéo, par exemple, bien qu’il fasse partie du quotidien des enfants.

Pouvez-vous nous dire deux mots sur la recherche que vous venez d’évoquer ?

Cette recherche était la première du genre en Wallonie et partait d’une interrogation parlementaire qui a été faite à l’époque. Elle a été menée par l’Institut wallon pour la santé mentale qui est devenu le CRéSaM. Cette recherche faisait un état des lieux des connaissances sur les cyberdépendances et les usages problématiques de jeux vidéo et d’Internet, notamment chez les jeunes. Elle a donné lieu à plusieurs recommandations, dont l’une était de former les professionnels sur ces questions. C’est ainsi que les formations que nous donnons encore aujourd’hui ont été développées.

Cette recherche, qui est disponible gratuitement sur Internet (4), a mis en évidence qu’il y avait une méconnaissance du sujet chez la plupart des intervenants de terrain et que les difficultés qui étaient ciblées étaient très compliquées parce qu’il n’y avait pas de consensus théorique, ni d’accord scientifique sur tous ces termes jargonnés comme « cyberdépendance » ou « usages compulsifs d’Internet ». Pascal Minotte et d’autres sont parvenus à faire un peu le tri et de poser les enjeux sous-jacents à cette thématique, que ce soit en termes de recommandation, d’accompagnement, de thérapie ou de prévention.

Vous dites que certains professionnels abordent les usages des nouvelles technologies comme une matière anxiogène. Quels sont les types de représentations que vous recevez à priori ?

La question a évolué ces dernières années. Quand j’ai commencé à travailler ici, les questions avaient plus trait à cette fameuse notion du virtuel. Est-ce que les jeunes perdent ou pas leur sens des réalités et du lien social quand ils commencent à jouer aux jeux vidéo? Est-ce qu’il y a une escalade vers d’autres dépendances? Aujourd’hui, ce ne sont plus ces préoccupations qui sont mises en avant. La plupart des professionnels, et des gens en général, comprennent que ce n’est pas parce qu’on joue à un jeu vidéo qu’on perd le contact avec la réalité.

Maintenant, les interrogations sont davantage portées sur la question du conflit au niveau de l’intimité et de l’image de soi. La question des réseaux sociaux est une question du rapport à l’image. Quelle est l’image que je donne de mon corps — espace privé — sur les réseaux sociaux — espaces publics. Il y a aussi la question de la violence des jeux vidéo. Est-ce que toutes ces images à caractère violent ont vraiment un effet sur la psychologie des jeunes? Est-ce que les jeunes sont plus violents qu’avant? Est-ce qu’il y a plus de délits? Est-ce qu’ils ont moins d’empathie que leurs aînés? Il y a donc en réalité deux grands axes: les jeux vidéo d’une part, et les réseaux sociaux et Internet de l’autre.

Au niveau des jeux vidéo, il y a aussi la question du décalage horaire. Le fait de jouer tard a un impact sur la vie sociale, sur les réalités scolaires et le décrochage. Ce sont ces liens de causalité entre scolarité et jeux vidéo qui sont le souci des éducateurs et des parents. Du côté des réseaux sociaux, c’est le rapport à l’autre qui est remis en question, mais aussi le rapport entre générations, car on se trouve dans une situation où beaucoup d’adultes ne comprennent plus très bien les usages et l’intérêt des réseaux sociaux: un « selfie », à quoi ça sert? « Instagram », c’est quoi? Il y a une telle émulation, une telle avalanche de nouveaux dispositifs, que pas mal de professionnels se sentent un peu perdus face à la rapidité d’adaptation et l’engouement des jeunes. Il y a donc un décalage qui peut s’inscrire à ce niveau-là aussi.

(1) Propos recueillis par Alain Lemaitre.
(2) Voir www.nadja-asbl.be
(3) Voir son interview en page 11.
(4) www.iwsm.be/pdf_dir/UPTIC.pdf

Est-ce qu’on peut considérer que cette peur est en partie illégitime ?

Je ne veux jeter la pierre à personne, surtout pas à ces professionnels qui se retrouvent souvent face à des publics fragilisés ou des parents inquiets. On peut se poser des questions sur les jeunes générations qui n’ont pas les mêmes codes, peut-être pas les mêmes valeurs.

En 2013, la recherche CLICK (5) commandée par le BELSPO (politique scientifique fédérale belge) a montré que les prévalences au niveau statistique sont assez faibles en ce qui concerne ce qu’on appelle les usages compulsifs d’Internet. Il reste encore beaucoup de questions sans réponse dans ce domaine, mais je dirais que ce n’est pas tant un enjeu de « pathologisation » qu’une question d’éducation et de rapport aux médias. Je crois qu’il y a des peurs et qu’il y a une difficulté à appréhender le phénomène comme une question d’usage des technologies. Ces peurs sont par ailleurs souvent doublées d’un conflit générationnel.

 Ce n’est pas un hasard si les conflits par rapport aux technologies apparaissent en général à l’adolescence. D’ailleurs, la grande majorité des études qui sont réalisées sur la question concerne l’adolescence. Cela montre qu’il y a vraiment une incompréhension entre les générations.

Vous avez évoqué le mot « cyberdépendance », qui est un mot polémique. Est-ce que c’est un mot que l’on peut utiliser ?

Je crois que les gens peuvent utiliser les mots qu’ils veulent. La question c’est: qu’est-ce que l’on met derrière? Il faut néanmoins savoir que « cyberdépendance » n’est pas un terme qui est validé de manière consensuelle, il n’y a toujours pas d’accord sur ce terme sur le plan scientifique. C’est un mot-valise, un mot fourre-tout, qui nous vient de l’addictologie, mais qui ne rend pas forcément compte d’une réalité au niveau des usages. En nommant les choses, on construit une réalité. Je me méfie assez fort du label dépendance qu’on utilise à tout va. « Cyberdépendant », on l’utilise si on veut, mais je pense que ce n’est pas un terme utile, ni pour les professionnels, ni pour la relation. Ça ne fait que stigmatiser la personne. On ne peut pas être dépendant d’Internet, ça ne veut rien dire. Il faut regarder l’application et l’usage qui en est fait: est-ce qu’il s’agit de jeux vidéo — encore faut-il savoir lesquels —, d’utilisation de réseaux sociaux ou de surf sur Internet?

En termes de travail de prévention, y a-t-il des pistes spécifiques proposées par rapport à l’utilisation des nouvelles technologies ?

Oui, il y a des choses qui reviennent assez souvent. Par exemple, si on travaille avec des enseignants ou avec des institutions scolaires, on essaie de travailler en premier lieu la cohérence des règles au niveau scolaire. Parce que bien souvent on s’aperçoit qu’il y a des règles à peu près pour tout dans une école, mais en ce qui concerne les nouvelles technologies — ou « les un peu moins nouvelles » technologies, comme le GSM —, là ça devient ambigu.

On essaie donc de remettre un dialogue dans l’équipe pour savoir où ils en sont à ce niveau-là et qu’ils forgent leur propre règlement. Un règlement qui tienne compte des intentions des jeunes, c’est- à-dire reconnaître que les jeunes ont un certain usage et qu’il faut faire attention quand on pose des règles qu’elles soient assez souples, assez transparentes et assez claires, pour éviter un mode où tout est interdit ou, au contraire, où tout est permis. Il faut vraiment essayer d’amener de la nuance et de la cohérence dans les équipes scolaires.

Ensuite, on essaie de faire en sorte que les professionnels aillent à la rencontre de leurs jeunes, pour que ces jeunes eux-mêmes participent à l’élaboration de ces règles parce que les règles auxquelles on obéit le plus ce sont celles que l’on a construites soi-même, car elles font sens. C’est important de travailler cette question du sens avec les équipes et les jeunes pour ne pas tomber dans l’arbitraire. Parce que ces usages ont un sens pour les jeunes, mais pour les adultes aussi, il ne faudrait pas croire que les nouvelles technologies ne sont que pour les jeunes.

Prendre en compte la réalité des usages, le sens qu’ils prennent pour les jeunes, mettre ces derniers à la manœuvre, ce sont autant de démarches déployées dans le cadre de la prévention des assuétudes dans une optique de promotion de la santé. La problématique des nouvelles technologies entraîne-t-elle pour autant quelque chose de spécifique ou différent ?

La logique qui sous-tend nos actions est de maximiser le bien-être. Dans un registre de promotion de la santé, il y a fort à parier qu’on va essayer de développer ces mêmes objectifs sur le thème des nouvelles technologies. Les nouvelles technologies ont leurs spécificités d’usage, sont des outils et comme n’importe quels outils il faut apprendre à s’en servir. Et donc ça passe par une certaine éducation à l’outil, qui tend vers une maturité des usages, valable autant pour les jeunes que pour les adultes.

C’est assez différent des consommations de produits, je dirais, où l’on part tout de suite d’un comportement à risque. Là aussi on peut chercher du sens et on va tenter de mettre les jeunes à la manœuvre, et créer une dynamique relationnelle souple et bienveillante. Mais bien souvent, on assiste à une méconnaissance d’un côté ou à une absence d’anticipation de l’autre. Les adultes vont se dire que leurs usages sont forcément différents de ceux des jeunes. Il importe de reconnaître que les jeunes ont une intention derrière leurs usages. Les difficultés que posent les nouvelles technologies sont le rapport à l’intimité et cette diffusion dans tous les espaces de la vie. On peut rester connecté sur Facebook à l’école, dans le bus, chez les scouts, etc. On essaie donc de travailler le rapport des technologies à ces diffé- rents lieux de vie tout en restant évidemment cohé- rent avec le cadre de promotion de la santé.

Projet vidéo « Notre Chemin » (1)

Un groupe de jeunes ixellois s'expriment sur le bien-être et le bonheur

Dans le cadre des activités d’été 2013 proposées par le Service jeunesse de la commune d’Ixelles, douze jeunes ont participé pendant 4 journées à un atelier créatif sur les thèmes de la santé et du bien-être. Cette démarche a pu aboutir à une forme vidéo construite par les jeunes pour contrer les stéréotypes parfois portés par les adultes, et porter leur parole et leurs représentations sur la thé- matique du bien-être en général, et plus particulièrement sur celle du bonheur.

Prospective Jeunesse a pris part aux animations et a assuré le soutien méthodologique et thématique auprès de la réalisatrice et de l’éducateur engagés dans le projet. Ont été mis en place: une sensibilisation aux démarches de promotion de la santé; la co-construction de la démarche d’animation et des outils pédagogiques, la méthodologie participative (se baser sur les représentations des enfants); la production finale du court-métrage et sa présentation publique en janvier 2014.

Les enfants on fait partie intégrante du processus de création collective et ce à chaque étape de travail, depuis l’émergence d’une parole à la mise en scène de celle-ci. Ce processus a été plus important que la production finale et les animateurs ont veillé à tout moment à être à l’écoute du rythme et des désirs de chacun dans le but de susciter et d’entretenir la motivation des enfants à participer activement. Le résultat final a été unanimement apprécié par les enfants et les publics qui l’ont visionné.

Voir le résultat en ligne: http://youtu.be/Yakxad18Oa0 Réalisation, image, son: Ali, Kenza, Omar, Felipe, Christopher, Michaël, Amine, Wanis, Majda, Brahim, Stella, Yasmine. Montage: Marie Devuyst. Animation: Marie Devuyst, Alain Lemaitre (Prospective Jeunesse), Fernando De Ceuster (XL-Liens).

Est-ce que les usages des adultes n’ont pas finalement tendance à être plus problématiques que ceux des jeunes, dans le sens où ces derniers sont peut- être mieux outillés, car ces technologies font partie de leur monde ?

Les générations qui n’ont pas grandi avec le numé- rique ont-elles plus de difficultés pour s’approprier les nouvelles technologies? Peut-être. Peut-être est-ce tout simplement le fait qu’ils ont moins le temps pour ça, puisque quand on est ado, on n’a pas de ménage à gérer, ni de vie professionnelle ou de famille, forcément on a plus de temps pour explorer, tâter et faire des essais-erreurs. Je crois que c’est surtout une question de temps et de loisir.

Je pense qu’il y a des échanges d’apprentissages qui peuvent se faire entre les générations. Si je prends mon cas en tant que thérapeute ou formateur, c’est toujours agréable quand un jeune ou une autre personne m’apprend quelque chose que je ne sais pas sur une technologie. Les adultes doivent aussi accepter de se remettre dans un rôle d’apprenant, et c’est peut-être là que ça coince. Eh oui, les jeunes ont des choses à nous apporter. Je trouve ça très riche.

Est-ce que ces nouvelles technologies peuvent être en soi des outils de prévention ?

Tout à fait. Le Centre Alfa, par exemple, qui est un partenaire, a mis en ligne un site qui s’appelle www.aide-alcool.be. Il est possible de développer des outils pour des cas précis. Beaucoup d’AMOs utilisent Facebook pour communiquer avec leurs publics. L’organisation de concours via Internet est également une manière de mobiliser des publics jeunes. Le FICAA est un festival international de cinéma d’auteur adolescent organisé à Charleroi, avec des prix à la clé. Enfin, il y a plein de services et de dispositifs qui utilisent de plus en plus Internet tout simplement parce que c’est là que se trouvent les jeunes. Il n’y a pas forcément de logiciels spécifiques qui prennent le pas sur la prévention au sens large, mais je pense qu’Internet peut être utilisé comme un ensemble d’outils de prévention, si l’on conçoit la prévention dans une optique de promotion de la santé. C’est-à- dire accompagner la personne à être acteur de sa santé, de son bien-être et de son espace citoyen.

Je prends souvent l’exemple de Wikipédia. On entend souvent dire que n’importe qui peut y écrire n’importe quoi. Or c’est mal comprendre la logique de ce genre de wiki qui veut que chacun puisse devenir acteur de l’information et du savoir. Cela permet de réfléchir à l’économie qu’il y a derrière un projet comme celuilà et de se demander, par exemple: « Qu’est-ce qui fait que sur ce moteur de recherche, j’ai ces dix ré- ponses qui apparaissent? ». Cela pose la question de comment se construit l’information, donc c’est déjà un outil de prévention en soi.

Que pensez-vous de l’utilisation des nouvelles technologies dans le cadre scolaire pour un usage pédagogique?

Les craintes que l’on entend souvent, c’est que ça rend la vie trop facile. Toutes les réponses se trouvent sur Internet et ce n’est pas du jeu, en quelque sorte. Je trouve cet argument un peu boiteux, on ne peut pas reprocher aux élèves l’utilisation des outils qu’ils trouvent les plus adéquats et qui sont à leur disposition. La question c’est: comment intégrer ces outils à l’école? C’est une question complexe, mais je pense que les technologies ne remplaceront jamais un cadre scolaire avec des acteurs qui s’engagent.

Il y a eu le même débat dans les années 50 et 70 à propos de l’enseignement par la TV. On a bien vu que ça n’a pas fonctionné parce qu’évidemment il y a tout autre chose qui se passe dans la relation à l’enseignement. L’école est aussi un lieu de vie et d’épanouissement et le cadre scolaire c’est plus que réciter et apprendre une matière. Je pense qu’il y a plein de choses qui sont riches dans l’école et que les technologies peuvent être un outil complémentaire. Ce n’est jamais qu’un outil de plus. Les dictionnaires n’ont jamais jusqu’à présent remplacé les professeurs de français. On ne va pas aller critiquer le dictionnaire, pourtant c’est un outil formidable. Là, c’est pareil, c’est un outil complémentaire qui peut servir l’enseignant et servir les étudiants. Mais encore une fois, cela doit être pensé en amont par les professionnels et par les adultes.

En conclusion ?

Ce qui me semble important, c’est de réfléchir à ce qui nous pose problème en tant que professionnels. Qu’est-ce qui nous perturbe? Qu’est-ce qui nous dérange dans les utilisations qui sont faites de ces nouvelles technologies? C’est cet axe de travail-là qui est intéressant à développer. Si c’est l’intimité, la relation à l’autre, alors je peux développer des pistes de travail. Et ce n’est pas la technologie en soi. Et creuser cette question des technologies c’est tout simplement creuser la question du rapport humain. Qu’est-ce qui fait qu’on utilise un téléphone? Qu’est-ce qui fait qu’on utilise un réseau social? Rien n’a été inventé par ces nouvelles technologies, elles ne font que répondre à des besoins qui existaient déjà. C’est cela qui me semble fondamental parce qu’alors toutes ces questions peuvent être remises dans une perspective de communication humaine, de développement de soi et de bien-être.