N° 36
Dossier : “Pauvreté, contrôle social et (dé)stigmatisation”

Le cadre est défini de l'extérieur et ce regard ne fait qu'accentuer leur marginalité, leurs différences, leurs écarts par rapport aux normes entre lesquelles évoluent les citoyens “ordinaires” contribuant à ce qu'à la pauvreté économique s'ajoutent le plus souvent les stigmatisations et créant une exclusion multiple ; ces populations en marge se voient attribuer des comportements “négatifs”, “irrévérencieux”, “a-normaux” : violence, consommations de psychotropes, délinquance, économie souterraine, absence de solidarité,… qu'il s'agira de juguler pour le bien de tous. On va donc viser à réduire ces “mauvaises” manières de vivre, tenter d'empêcher leurs effets négatifs en initiant toute une série de projets labellisés “travail social”. Selon le lieu où l'on se trouve, selon le “mandat”, selon les valeurs et l'image de l'homme qui sous-tend la démarche, ces projets vont osciller entre le désir, la volonté de développement, d'émancipation et celui de normalisation, de stabilisation, de contrôle de ces...
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