Biomédecine occidentale et sociétés orales : regards croisés sur la maladie. Dossier : « Alicaments, alicaments-songes de l’éternelle jeunesse »

CPJ 19

Historiquement nos sociétés occidentales sont passées d’un contexte de famine à celui de surabondance : si avant-hier il s’agissait de survivre et hier simplement de vivre, aujourd’hui, on cherche à mieux vivre. Les nutriments, isolés ou reproduits par voie chimique, deviennent-ils plus « fonctionnels » lorsqu’on les ajoute à des produits qui à l’origine n’en contiennent pas plutôt de consommer les « modèles originaux »? Quelle est la marge thérapeutique de ces produits? Quels sont les risques liés aux mauvais usages? Quel est le sens de cette consommation? Toutes ces questions nous amènent également à évoquer le concept du « pharmacon » : entre remède et poison, quel est l’espace d’usage pour ces produits avant qu’il ne devienne problématique? Faut-il à ce niveau parler de prévention?

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Travail social et injonctions paradoxales : la quête du Graal au quotidien. Dossier « Cannabis et autres drogues : la dépénalisation en questions »

CPJ 18

Le travail de prévention ne s’effectue pas au départ de la consommation de tel ou tel produit, mais bien en fonction de l’analyse des comportements qui amènent à consommer ou non ces produits. On parle donc de prévention en matière d’assuétudes, (drogues licites, illicites, alcool, médicaments psychoactifs, jeux, achats compulsifs …) et de réduction des risques. Ce n’est d’ailleurs pas le moindre des paradoxes que de voir des associations de terrain subventionnées par la Communauté française travailler autour de l’information, de la prévention et de la réduction des risques par rapport à certains produits pourtant prohibés.

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Actes de la journée d’étude Eurotox du 3 décembre 1999 : « De la prévention des risques aux risques de la prévention : confrontations et débats sur les drogues de synthèse »

CPJ 14

Les 13, 14 et 15 juin 1993, l’asbl Eurotox organisait un colloque international intitulé « Drogues, valeurs et politiques » qui eut un certain écho et un certain succès. Plusieurs d’entre-vous y étaient d’ailleurs présents, à titre d’intervenants ou de participants. A cette époque, Eurotox regroupait trois associations : Infor-Drogues, Prospective Jeunesse et le GERM (Groupe d’Etudes pour une Réforme de la Médecine). Ces trois associations entendaient susciter par ce colloque un débat transdisciplinaire en réunissant des intervenants de terrain, des théoriciens, des chercheurs et des responsables politiques autour de thèmes transversaux confrontant les valeurs et les politiques à l’oeuvre dans le champ des drogues et des toxicomanies. Depuis quelque temps, nous réfléchissons ensemble aux questions posées par les drogues de synthèse, dont l’ecstasy. Dans le cadre d’Eurotox, nous avons déposé ensemble un projet de recherche ethno-épidémiologique couvrant l’ensemble de la santé et de la Communauté française et qui a été accepté parcelle-ci.

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Parents et prévention, récits d’une expérience. L’utilisation des vidéos en prévention des assuétudes, vision de « Kamel ».

CPJ 10

La problématique est vaste et nous sommes convaincus de n’avoir pu en faire le tour : ainsi, il nous semble intéressant de pouvoir nous pencher sur les approches neurophysiologiques des drogues et du plaisir (comment ça marche tout ça ? …), de même que sur la question de l’évolution de cette notion de plaisir(s) à travers le temps et l’espace (que devient ce concept à travers les âges ? quels sont les plaisirs autorisés, interdits ? et au nom de quoi ? ).

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Une approche interdisciplinaire des dépendances dans l’enseignement secondaire. La sécurité sociale en question.

CPJ 9

Dans les années 1980, deux théories ont essayé d’expliquer à la fois pourquoi le toxicomane recherche la drogue de façon compulsive et pourquoi ce besoin ne fait que s’accroître. L’une est bâtie sur la souffrance, l’autre sur le plaisir. Ainsi, plaisir(s) et douleur(s) apparaissent, à la lumière des récentes découvertes, comme les deux faces d’une même pièce très complexe que ce numéro des Cahiers tente de décliner pour la troisième fois.

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Vivre l’adolescence : des films pour en parler.

CPJ 8

La commercialisation du Viagra réactive la question de la légalité des drogues et de leur « accessibilité « . Ainsi, il est probable que la question des risques liés à l’usage semble dans ce cas évacuée pour raison de rentabilité économique (on annonce déjà plus de 120 décès liés à la prise de ce produit dans le monde dont 69 aux USA) : tout comme pour le Prozac@ , on ne mentionne aucune étude longitudinale sur plusieurs années en amont de la commercialisation à grande échelle de ce produit. Ce médicament est l’image même du paradoxe qui traverse notre époque où d’un côté on critique les plaisirs chimiques et de l’autre on lance sur le marché des nouveaux produits permettant l’accès à ce plaisir que d’aucuns qualifient de suspect.

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Nouvelle directive drogue… quand le débat blesse!

CPJ 7

Questionner le plaisir c’est prendre le risque de se pencher sur ce qui constitue une des interrogations majeures liées au statut d’humain. Plaisir coupable, plaisir solitaire, plaisir malsain, plaisir illicite, plaisir licite (mais que peut dire la loi à ce sujet?), qu’est-ce que le « bon » plaisir, qui détermine la marge entre un plaisir sain et pathologique, autant de questions qui alimentent le débat autour de l’hédonisme en général dans la modernité. Or, ce débat ne peut s’ouvrir qu’en abordant la question des valeurs sous-jacentes à toute prise de position. La question sera donc vue différemment selon que l’on considère l’être humain comme un individu responsable capable de choix ou comme une personnalité faible devant être aidée, voire contrôlée pour évoluer dans la « bonne voie ».

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