La médicalisation des assuétudes. Tome 2 : prévention à la dérive

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La réduction des inégalités sociales de santé est au cœur de la démarche préventive, pour ne pas dire sa condition de possibilité. Comment dès lors expliquer le plébiscite rencontré par les démarches de prévention qui semblent passer outre cette évidence ? C’est à cette épineuse question que, par delà la diversité de leur approche respective, les différents contributeurs de ce numéro apportent quelques pistes de réponse.

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La médicalisation des assuétudes. Tome 1 : de la réduction des risques à l’addictologie.

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Aujourd’hui, nombre d’acteurs du dispositif de la Réductions des risques s’insurgent contre la nouvelle forme dominante de médicalisation : l’addictologie. Avec les neurosciences et le cognitivo-comporte men talisme en guise de mamelles scientifiques et guides normatifs, l’addictologie est de fait en passe de devenir le nouveau référentiel de politiques publiques en matière de drogues.

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Actes des tables rondes « Assuétudes » du 21 mai 2010 au Parlement de la Communauté Française

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Outre qu’elle fait l’objet d’une abondante littérature scientifique, « la problématique assuétude » s’immisce quasi quotidiennement dans les médias. On ne parle plus seulement de dépendance au tabac, à l’alcool ou à l’héroïne mais aussi, au sport, aux jeux ou au sexe. La figure du drogué ne se résume plus au zombie hantant les marges de nos métropoles à la recherche de sa dose. Elle s’est en quelque sorte démocratisée. Il appartient désormais à tout bon père de famille de s’inquiéter de la cyber­ dépendance de ses enfants drogués à l’Internet. 

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Le risque, une histoire de vie

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Dans le champ sanitaire, on a coutume d’identifer, voire de réduire, le risque au méfait, comme si la prise de risque était indissociable d’une mise en danger ou irrémédiablement accompagnée de conséquences néfastes, de dommages collatéraux. Or, avant de charger négativement le concept de risque, sa compréhension gagnerait à ce que nous nous attardions davantage sur ce qu’il comporte de positif. La prise de risque n’est-elle pas la condition si ne qua non de tout processus d’individuation ?

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L’abstinence en question

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A la lecture des différentes contributions, un constat s’impose : le temps des anathèmes et des soliloques semble dé nitivement révolu. L’heure est à la mise en réseau et au partage des expériences. Désormais, en matière de prise en charge thérapeutique, plutôt que de s’accrocher à une école de pensée, on préférera jouer la carte du cas par cas et de l’interdisciplinarité.

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Préventions. Acteurs et pratiques en Wallonie et à Bruxelles

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La prévention est le parent pauvre des dépenses publiques consacrées aux politiques des drogues en Belgique. Moins de quatre pour cent y sont allouées. Les acteurs et les projets de prévention existent néanmoins et béné cient d’une expérience d’une trentaine d’années de pratique et de réflexion. La prévention en lien avec les usages de drogues constitue un lieu de rencontre entre des initiatives issues d’acteurs très différents. Parmi ceux-ci, certains ont fait le pari d’inscrire leurs actions dans le champ de la promotion de la santé. La « prévention des assuétudes », constitue en effet l’une des dix problématiques de santé prioritaires du programme quinquennal de promotion de la santé de la Communauté française de Belgique.

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Représentations, préjugés, stéréotypes, des leviers pour agir

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Nécessaires à la vie en société, les représentations sociales éclaircissent et orientent nos interactions. Sans elles, nous serions aveuglés, impuissants. Néanmoins considérer ces représentations comme des évidences ou des vérités empêche la rencontre avec la diversité des situations de vie. En travaillant avec et sur ses représentations, l’intervenant social s’offre un levier efficace pour agir avec chaque personne en partant de là où elle est et en respectant son chemin de vie.

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Dossier : précarité et réseau

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« Les moyens de réinsertion, les marchés de l’emploi et du logement se sont à ce point tendus, la culture du dépassement, du frisson et de la réussite a pris une telle ampleur que de plus en plus de personnes en chute libre ou en voie de désinsertion, se prennent à s’intoxiquer secondairement mais avec violence et détermination et, a contrario mais de façon complémentaire, étant donné l’effilochage du filet social, davantage de gens qui s’intoxiquent de façon problématique risquent de se désinsérer douloureusement. »

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“Soigner les usagers de drogues 1970-2006”

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Les expériences de soins proposés aux usagers de drogues et de traitement des toxicomanies sont multiples en Communauté française de Belgique. Avec le temps, à l’image d’un mille-feuilles, elles
se sont ajoutées les unes aux autres sans se remplacer, parfois en se faisant concurrence, pouvant aujourd’hui être considérées comme complémentaires et adaptées à la variété des populations et
des étapes du parcours des personnes comme l’évoque le docteur Zombek en conclusion de son interview.

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“Santé et communication : info ou intox?”

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L’information tente de nous mettre des idées dans le cerveau plutôt que de diffuser des argumentaires qui permettent des débats qui touchent les collectivités. C’est, conséquemment, une temporalité qui ne correspond pas au temps nécessaire pour l’élaboration de savoirs. Evidemment, dans un tel contexte, la promotion de la santé ne trouve pas un espace naturel d’épanouissement. La promotion de la santé ne peut que s’opposer à cette évolution des médias. Elle ne peut que s’inscrire dans la logique suivante : «Est de l’intérêt de ceux qu’on informe toute connaissance utile aux citoyens pour qu’ils puissent participer aussi intelligemment et activement que possible à la vie sociale» (Henry Mordant) .

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